30 juin 2012

Au-delà du plaisir



 J'entends son pas d'étoiles en étoiles - jean de la Varende dans "le Centaure de Dieu"


Voilà qu'hier, malgré l'état de fatigue généralisé de mon organisme, d'aucun tel Pokerloto s'il était encore en vie parlerait même de délabrement, bref, or donc hier  voici que je décidais de participer au tournoi organisé par Davidradiopoker sur le thème de la star académie sur Winamax .
J'avoue que depuis que j'ai entendu les voix sensuelles et nordiques de Blacksuccube et Mama, j'ai délaissé france culture malgré mon habituel snobisme élitiste pour la radio tout aussi élitiste (car plus confinée) mais fort sympathique de Davidpokerradio..
 Comment faire autrement, ils me font rire et je ressens une certaine gratitude pour eux, car ils n'hésitent jamais à me citer, et faire un brin de pub (je ne prendrai pas ombrage -ami lecteur- si tu en fais de même, non, non, je t'assure, n'hésite pas! il y a bien de la place avant un carambolage d'afflux de visiteurs) et à ce propos je remercie aussi Raycatt d'avoir mis mon blog en exergue à la radio lui aussi.

Bref, j'étais donc crevée mais avais envie de participer un peu et vint donc non seulement sur le chat de la radio mais de jouer tout bonnement ce petit tournoi de 3 euros.... là  super surprise, y a Zaranova et Mad Thorgal à la voix d'or (total respect)...après quelques salutations mon sourire illumine les traits fatigués de mon visage revenu de la mine et toute guillerette j'écoute une chanson fort bien chantée par mad thorgal de "à l faveur de la nuit". jolie voix le bougre. En revanche dans le tournoi je ne brille pas, rien ne tombe, que des poubelles juqu'à l'arrivée à mes côtés de Zaranova... j'avoue en profiter peu car suis absorbée par un grind malheureux avec un tournoi de omaha et mon esprit au ralenti semble un brin peiner à jongler entre les deux, d'ailleurs suite à une lecture mauvaise digne d'un donk débutant, je perds rapidement la moitié de mon tapis...peu de temsp après grâce à un JJ providentiel je double mon stack mais je suis toujours à la traîne et écoeurée par les poubelles, la fatigue commence à peser lorsque voici un A10 qui me monte, cool; je raise, et zut voici que zara surenchérit, que faire, me sens mal car je me doute qu'elle doit avoir une main interressante et n'a aps raisé pour me piéger mias en même temps suis mal là, bon j y go et joyeusement quoiqu'un brin embarrassée je balance le all in, zaranova suit avec un kk légitiment gagnant; et sans surprise je saute (non blacksuccube j ai employé le verbe à l'actif  , hélas pas au passif), fin de la partie.
Bon, tant mieux pour les jetons qui vont à Zaranova tant qu'à faire mais suis un peu honteuse d'avoir si mal joué... qu'importe cet incident m'a rappelé le livre sur lequel je me suis dernièrement penchée "au-delà du plaisir" de Freud traitant des pulsions de vie et pulsions de mort.

Il est fort étonnat de se rendre compte àq uel point le poker est une parfaite illustration de la téhorie de l'eros et thanatos freudien: en effet, les pulsions de vie  ou éros (dieu de l'amour dans la mythologie grecque) tendent à constituer des unités toujours plus grandes et à les maintenir. elles recouvrent non seulement les pulsions sexuelles mais aussi les pulsions d'auto-conservation tandis qu'a contrario les pulsions de mort (thanatos -dieu de la mort)  tendent à la réduction complète des tensions, tendant tout d'abord à l'autodestruction, elles seraient secondairement dirigées vers l'extérieur, se manifestant sous la forme de la pulsion d'agression ou de destruction.

Sur n'importe qui ce fameuses pulsions se livrent et aurais pu en parler adns bien des domaines mais l'illustration parfaite en est une partie de poker où nous subissons les pulsions de vie cherchant l'excitation du jeu , l'émoustillement mais aussi à maintenir la partie tandis que les pulsions de mort, elles tendent à nous faire tilter, à nous faire jouer trop loose.
De surcroît, dans la société du spectacle qu'est le poker (dont les casinos sont les églises et las végas la Mecque car tout joueur de poker doit être aller au moins une fois là-bas s'il veut se crédibiliser, mais cela est une autre histoire), la fascination vis-à-vis du gain et la perte de l'argent résume le jeu maniaco -dépressif de ces pulsions....si on analyse mon anecdote citée plus haut, il est évident que j'étais malgré ma fatigue journalière excitée, donc dans une phase d'émoutillement et de convivialité que résume bien l'éros avec son envie de jeu, de rires, de camaraderie A l'inverse, dans ce mtt , mes moove très loose et peu judicieux semblent animés par ces pulsions de mort car si je suis consciente face à zaranova que je vais au casse pipe; mon esprit malgré tout lache les rênes, "tant pis, allons y coûte que coute... et si"...all in suicidaire et retour à la case départ.

certes, bien des joueurs, fort heureusement, sont plus avisés que moi mais malgré tout le choix du poker reste cette volonté de battre l'autre, ces jeux de face à face , d'une agressivité sous-jacente et parallèlement  il s’agit aussi d'une lutte pour se surpasser, une quête à la Cervantès, car tel Don Quichotte nous luttons face à des moulins à vent, comme dans les aléas de la vie, avec des flux parfois profondément injustes d'autres bénéfiques, d'autres logiques qui nous poussent à aller toujours plus loin car "telle est ma quête suivre l'étoile, que m'importe ma chance, que m'importe le temps ou ma désespérance et puis lutter toujours sans question ni repos,se damner pour remporter le pot"


 ben quoi, c'est pas beau de ravir cette chanson culte, mais , mais, c'était  un hommage aux temps des chansons initiés par Mama, voyons...ok je pars me cacher!!!

24 juin 2012

Pour finir encore...

 Doit-on tout montrer (âmes sensibles s'abstenir)



Parfois quand ca veut pas, ca veut pas ou hommage à l'équipe de France oblige: il faut bien avouer que parfois tout rate, aujourd'hui mes tournois, mes vidéos, ma gueule; mes rdv...rien n'a fonctionné comme cela aurait dû...à force de mal joué on fait un gros flop...et donc, à ce propos voici un exemple des vidéos loupés du jour, j en ai fait petite dizaine aussi nulles les unes que les autres...alors y a pas de raison que vous profitiez pas de ces rush...

Le presque rien blanchotien (spéciale dédicace à Janluk) ou le non avouable et bon usage de la parcimonie

-1 -0 l'improvisation n'est pas chose facile, le buy in est un peu trop cher


video

 2-0  être longuette ne signifie pas que la partie est intéressante: on échoue à la bulle également



3-0 Turbo explosé





ceci était un petit intermède du CSA et du bon maintien de la censure!!!

18 juin 2012

le parcours du tendre pokérien




Etonnante analogie entre le parcours du tendre et celui du joueur de mtt car avant d'obtenir le petit coeur de la bête, le pot de lait de la petite laitière (et non la cruche), le joueur va devoir braver mille obstacles et ruser de mille façons avant de gagner et goûter le fruit convoité.

Ça commence toujours doucement, dans les micro buy in; un peu de manière bourrine avouons-le, on a du mal à contrôler son énergie et évacuer (oops, oui j'ai bien choisi le mot je l'avoue blacksuccube) cette adrénaline, exactement comme dans les cours d'école, en primaire où les jeunes enfants amoureux ont tendance à joyeusement se taper dessus pour se faire remarquer.

L'enfant timide ne sait pas très bien réagir: "les fishs c'est nul! euh non les filles!" et les filles convoitent les buys in (les billes ou pokémon) de ces jeunes gens...la méthode est relativement heureuse pour certains, du moins un temps avant souvent de s'écraser sur un écueil imprévu....à force de jouer loose et bien on perd pied, la marelle nous envoie directement en enfer et  nous voilà prompt  à tout recommencer.

Au deuxième temps de la valse, la puberté arrive, nous avons laissé les petits poissons ou ânes, c'est l'adolescence, l'après pause, fin des entrées tardives, nous voilà dans le tournoi, dans cet âge ingrat où l'enfance a disparu (les palpitations du début) et la bulle reste loin... on s'installe dans des marques, "euh salut t'as vu mon lewis", tienns celui là c'est un fan de lady gaga - euh de mon temps acdc, clash, thiefaine ou higelin, t'es punk, baba cool , heavy metal, bcbg, loose, tight, wow nice hand, il tss trop cool ton lewis, on lit et s'évade de tout, la vie c'est nul ce tournoi c'est long j'aurais pas du m'inscrire, j'ai pas demandé à naître moi, je m'évade dans la science fiction surtout mais aussi dans les classiques Roméo a succubé dans les bras de Mama sacré tempête!!! trop cool !

Aaah baba love dirais le si sexy arthur h, mmmmmmmmmmh un AA




et puis le temps passe, et s'évanouit et nous voilà déjà, l'air de rien, dans l'âge adulte, la vingtaine flamboyante, fin du temps des flirts légers, nous voilà  à la bulle avec nos rêves, moi je serai la plus grande artiste du 20s et j'écrirais mille et une pièces de théâtre, rivalisant avec mes artistes préférés, borges, beckett, busty, ouaaaaaaais, leonard de rouffy à lépoque et je peins, peins, photographie, écris, regarde et bouffe les pots de tout le monde, ces bourgeois timorés bloqués à la bulle , putain dire que j'aurais 31 ans en l'an 2000 qu'est ce que je serai vieille! c'est diiiingue! alors vivons la vie de bohème, pas de concessions, on s'en fout d'être itm après tout, on joue pour gagner! mais quand même je suis timide et quand passe le grand amour je le regarde rougissante avec ma jolie paire et tant pis pour le flop je passe la main....adieu, je continue plus calmement.

Déjà la trentaine, me voilà itm, j'ai survécu à mes folles années et suis rangée, vie active, je suis itm yes! et pas très bien engagée, on apprend le "on fait ec qu'on peut" et les bad beat de la vie, j'aurais peut etre du être plus circonspecte, mais la bulle a éclaté, dansons, après tout, je suis itm alors profitons des palisirs hédonistes, on va faire plus de rencontres, de mains, on joue préflop, "salut toi, tu veux t'envoyer en l'air avec moi?" et viens que je te bouffe mon petit sous mon air innocent, tu n'as pas vu le full sentimental que je te préparais....

Quarante...le choc, merdam! ca devient sérieux, j'ai un peu peur là, suis toute seule, je suis une grande en table finale, et pas forcément comme il faut, alors là c'est l'âge où l'enthousiasme fait place aux vices, on va ruser, tu veux manger ma blind blind, allez chéri fais-moi mal....mon petit cœur palpite même si je gère mieux mes émotions. J'y vais ou j'y vais pas, ahlala je t'aime, moi non plus : chaque place se gagne cher et là le pot n'est pas loin...c'est excitant...encore! oh oui! non, non pas maintenant, je veux pas m'envoyer en l'air, meeeeeeerde j'ai tilté...on recommence? ou continue tant bien que mal, je l'aurais ce pot nom de Dieu!

09 juin 2012

La nouvelle drogue arrive en France: 1ère victime Raoul!

Horreur et désolation: c'est arrivé, j'ai vu D8 et on a mangé Raoul!!!! 

Oui, oh oui! J'entends certains hurler, s'écrier "hein, quoi, comment" tandis que le cortège funéraire se met en branle (le cortège blacksuccube, seulement le cortège) mais laissez- moi retrouver mes esprits car ne me suis pas encore remise du choc.

Or donc, voici qu'en ce beau vendredi - forcément pluvieux- du mois de juin, dans la contrée de Paname, j'avais RDV avec l'illustre Fred D8.

oui, je sais, mille et une vierges se damneraient pour cet honneur mais -à ce qui parait -Raoul avait boudé en s’esclaffant "non, non, veux pas ces gourdes, je veux pour une fois une experte...[en littérature of course je suppose], je veux busty"...
Une régression porcine qui arrive parfois à la maturité du Porc expliquant surement cela, et Marguerite reconnaissant ma grande sagesse avait validé ce choix judicieux. Ma foi, personnellement, je n'allais pas me plaindre et acceptais cette proposition avec empressement, ravie de rencontrer une des plus grandes gloires des blogers peut être en plus accompagné par les illustres KKoff et kingyoann.


Nous avions RDV à Beaubourg , cela n'avait rien d'étonnant puisque D8 est un fervent adepte de l'art contemporain, même s'il l'ignore encore il est vrai. 
J'attendais tranquillement et sagement lorsque je le vis arriver d'une démarche dynamique, sortant de la salle de sport, Raoul en laisse.
Visiblement les 2 mousquetaires avaient dû -honte sur eux- se désister nous abandonnant à notre tragique destin.
En effet, c'est à ce moment là que la cloche du glas retentit pour la première fois, tandis que ce charmant jeune homme me proposait d'aller boire un verre en terrasse d'un petit café vers les halles juste à côté de ma boutique gothique préférée (j ai d'ailleurs aussitôt embrayé sur cette amusante anecdote qui ne pouvait que le passionner et me dévoiler ses qualités pokériennes de vil et sympathique bluffeur). 

Tout était donc parfait: il ne pleuvait plus, faisait même relativement doux lorsque -ô erreur fatale- je décidais de suivre le sémillant D8 pour déguster un Mojito. 

C'est je crois alors que le second son du glas tinta et je ne me rendais pas compte du danger qui fondait vers nous en cette presque belle soirée de juin car c'est alors que nous aperçûmes Zaranova qui partait à la réunion inter blogers. 
La belle se hâtait avec plusieurs bouteilles de spiritueux qui n'avait rien à envier à notre Mojito et nous expliqua qu elle ne pouvait pas s'assoir car Mama l'attendait pour la conduire à Bourges dans surement un remake de Thelma et Louise. A ce moment là, déjà un brin  éméchée elle fit tomber un peu d'herbes de sa poche dans nos sages cocktails.
Je le notais et circonspecte, lui demandais sa nature mais elle me répondit un peu embarrassée de sa maladresse: " t’inquiètes c'est de la menthe américaine ramenée de Vegas par andtherivercame , et arrête STP de me faire passer systématiquement pour une droguée, j'ai une réputation à tenir tu comprends...

J'opinais car aime bien Zaranova tout en me disant que la menthe avait un drôle de gout un peu amer mais voulant pas l importuner  d'avantage et puis je la voyais rougissant; surement toutes ces bouteilles qui devaient peser lourd...

Bref, c'est là curieusement que résonna le 3e son du glas, comme dans le catch quand l'Undertaker arrive sur scène, mais bon je bus en silence...écoutant mon camarade bloger qui lui aussi semblait soudain un peu étrange...Il faisait chaud et Raoul était surexcité le coquinou... il me sauta même dssus, voulant m'extraire une vilaine carie qu'il avait vu tantôt tandis que je souriais et discutais.





Mince, quelle soirée étrange et ce Mojito...dieu que j'avais chaud et pourquoi Raoul s'acharnait ainsi avec ma canine? je fermais 2s les yeux et sortais de ma torpeur lorsque la voix mâle et apaisante de D8 me dis: "t'inquiètes Busty, tout va bien aller, c'est le rhum il tape un peu, moi aussi me sens bizarre, viens, viens, ai confiance on va aller manger un morceau au Père Fouettard, je te réserve une délicieuse surprise"... je le suivais intriguée, me demandant si nous allions visiter des lieux de vices et de cuir  avec des dominas tout de cuir vêtu, ah sacré pokerloto, euh D8...toujours innovant.

Mais non nous allâmes dans un petit restaurant et là tandis que nous discourions (évidemment) des blogers, du poker, la serveuse avec un clin d’œil un peu grivois nous dit "voici la commande spéciale demandée"....là je vis que D8 me regardait fixement...qu'avait-il dit? avais-je un petit morceau de salade coincé entre les dents qui avait échappé à Raoul d'ailleurs où était-il celui là?


là mon compagnon de soirée avec un sourire un peu triste me demanda si c était bon? et si j'appréciais, le cochon grillé au miel? 
Mon dieu , oui vous avez percé l'atroce vérité, Raoul!....nous mangions Raoul! mais oui ma foi et cétait fondant et délicieux... je me sentais dans un état un peu étrange et très affamée....Mmh les gens autour de nous semblaient fort appétants, mmh mon collègue me dit "je prends le haut, ai vu une p'tite nénette bien juteuse" je te laisse le bas (était-ce une allusion grivoise? blacksuccube sors de ce corps, qu importe j avais faim!!!!)

je déchirais mes vêtements tandis que mes ongles étaient affutés et regardais les autres convives du restaurant...mmh délicieux, tant pis pour le régime ce soir c'est fête


Inutile de vous de s'étendre sur cette scène un peu gênante mais ce fut un vrai massacre... nous avons bouffé sur un verre de brouilly tout la population du restaurant, de la place...et dire que je venais de lui dire 1h plus tôt que je ne mangeais pas de viande rouge, voilà que j'enfilais tartares humains sur tartares...
Nous étions tels des Zombies dans un film de roméro, entre deux discussion de poker, hop un autre morceau, une jambe, un bras... jusqu'à ce que les ambulances viennent nous cueillir...les derniers mots que j'entendais furent "la nouvelle drogue, ils ont essayé la nouvelle drogue des states qui rend cannibales, merde, un carnage!"

"- Oui, snif, oui je me demande vraiment comment cela a pu arriver, une intoxication alimentaire surement, sinon je ne vois vraiment pas, monsieur le commissaire, comment ai-je pu être ainsi contaminé , non, non je vais mieux! merci! et mon camarade? plus atteint? zut! cas grave de schizophrénie aiguë et il  a fait sauté son bridge en mangeant, plein de pin euh points aie! 
bon bon, je vais rentrer me coucher, si vous voulez bien, je me sens encore un peu crevée et toute chose...oui monsieur le commissaire, ferai attention en rentrant, les gens sont si bizarre de nos jours...j'aurais dû aller  avec Zaranova et Mama dans la voiture pour retrouver les blogers quoique Zaranova était un peu rougeaude, j'espère qu’elle couve pas quelque chose...c'est si contagieux et tous ces blogers."


Enfin bref, me voilà, en pyjama ,démaquillée, mais j'avoue ô gourmande que je suis que j'ai encore une petite faim, j'ai pas eu dessert... mais qu'est ce que j'entrevois là devant moi....Mmh...Miam!












06 juin 2012

le ridicule ne tue pas...ou presque!


 


Voici exactement ce que je pensais tandis que je fixais hier soir longuement de mon lit, le lustre rouge mongol de mon salon qui rayonnait dans une ambiance red hot district qui me renvoyait quelques années en arrière, dans une réminiscence proustienne, à la découverte des vitrines de ce célèbre quartier d'Amsterdam...sauf qu'au lieu de goûter la fameuse madeleine de la tante léonie, la spécialité locale importait depuis lors en masse par Zaranova s'appelle du doux nom de space cake.

Bref, j'étais allée assister à un vernissage organiser par des amis, intitulé "Eros et Thanatos" (très bonne expo au passage) et pour l'occasion, rentrée peu fringante du boulot, je décidais de me pomponner et de me déguiser en fille...afin de rectifier le tir...en plus j'allais rencontrer des gens que j'aimais vraiment bien et qui m'avaient certains jamais vu alors avec mes photos honteusement flatteuses, il me fallait un peu me parer et me mettre sur mon plus beau jour, coquetterie et vanité oblige...pour pas trop faire publicité mensongère (heureusement on en était pas au Remboursez!)

 Hélas, trois fois hélas...tels les enfants exagérant "un brin", et en sachant pas forcément très bien doser leur effet, ma tenue et mon maquillage étaient d'une sobriété telle que l'opéra éponyme voué à la grande Mama ressemblerait en comparaison à des vêpres siciliennes... je mis donc des bas en résilles sous une jupe courte avec des chaussures rococo grises à talons bobines (plus haut je n'aurais pu faire 10 mètres sans me casser la margoulette et un éclair de conscience me vie débarquée à cette réunion culturelle avec la démarche d'un transsexuel camionneur slave...je mesurais déjà là quasi 1m80, tout en muscle -ou presque), avec cela je mettais un tee short avec un décolleté plongeant (doux euphémisme) à faire défaillir et liquéfier le cornet de Blacksuccube qu'il m'a promis lors de sa prochaine visite in paname, un haut donc noir à froufrous en dentelle avec un décolleté scandaleux enserré dans un bustier pour alléger mes "légères" rondeurs...et comme il me semblait être encore un brin trop discrète et bien je rajoutais à mon maquillage un rouge à lèvres rouge flamboyant d'une rare sobriété...

Magnifique mais comment sortir dans la rue ainsi? quoique peut être au contraire cette dernière m'appelait étrangement...
Pour camoufler le tout je mis donc un manteau genre laquais 17e sorti d'une pièce de molière bordeaux mordoré du plus bel effet et dans la pluie et grisaille parisienne absolument peu repérable...en gros, si vous avez cru voir une grosse tomate hier marchait dans les rues de paris, c'était bien moi et j'avoue humblement que je n'allais pas faire une pub pour le primeur du coin bien que me sentant très courge et rouge comme une cerise.

Arrivée dans le lieu, il faisait une chaleur suffocante donc mon visage luisait du plus bel effet et je pense que la poudre posé sur mon visage (non zaranova pas celle-là, tss) évoquait de joyeux petits châteaux au bord de la mer écrasés sous les pieds d'enfants turbulents...aaaaaaaah délice de se sentir sexy...évidemment malgré ma tenue provocatrice à souhait ma timidité me gagna et je tins une demi-heure mal à l'aise malgré la gentillesse de mes hôtes, incapable de parler de manière intelligente et ayant l’impression de faire ce rêve d'angoisse que nous avons tous fait: celui de se retrouver tout nu dans une cabine téléphonique au regard des autres...bref, maladroite, mal à l'aise et donnat impression génantes de vouloir fuir les quelques hères téméraires pour discuter avec moi....Superbe!

 


Cet épisode palpitant de ma vie trépidante de femme dynamique (beuuuuh) me rappela les grands moments de solitude que nous vivons lorsque nous sommes engagés dans un bluff immonde, dû à un tilt ou les éclats de génie des protagonistes du Poker que Rincevent nous conte souvent avec la maison du bluff (j'ai vu cela lors d'une insomnie sur mon tube cathodique c'était effrayant).
Bref ça me rappela lors d'un tournoi où après avoir joué sagement durant 4heures, je sentais poindre mon tilt horaire sublimé par cette attente et que je décidais lors d'un mini coma cérébral de bluffer mon adversaire avec des cartes absolument minables  associées genre Q-2 alors que le flop présentait un as-as-9...grande subtilité dû à un manque de coca light ou de neurones et au lieu de rectifier le tir je poursuivis allégrement à au turn, sentant mon adversaire hésitant et ne le voyant pas avec un as (cherchons-nous encore des excuses, erf), puis après une surenchère du pot me ruinant joyeusement à la river et là c'est évidemment l horreur absolue: il paye....


Non! pitié! je veux bien être réincarnée en blattes mais pas ça, pourquoi ce karma, argh!

Donc, soudain, vous ne vous inquiétez même plus de votre br qui a pris un mauvais coup sachant que tant qu'il y a des jetons il y a de l'espoir...non vous sentez poindre ce grand moment de solitude révélant l'affreuse vérité d'un bluff absurde dès le départ et qui à très mal tourner...impossible de revenir en arrière, il faut montrer les cartes et vous sentez alors le regard condescendants et attristés des joueurs devant ce spectacle peu réjouissant... et votre bonne amie la parano va vous venir vous hanter encore quelques jours, surtout quand il y a ensuite une grand moment de silence....mmmh y aurait-il un bac à sable afin que je me mette la tête dedans et disparaisse svp? c'est pour utiliser tout de suite, merci .

Ah la vie est dure, et vais me mettre en pyjama...ce qui me fait le plus rire dans la vie ce sont les choses et situations incongrues et je souris déjà de ce radieux spectacle offert gracieusement par votre humble personne, mais si on pouvait éviter le comique de répétition ça serait pas mal, je dis ça car ai promis à Mama que je jouerai au prochain ladies mais j'ai jamais joué en live et sens moult catastrophes poindre lol...en tout cas j'ai trouvé une tenue parfaite, d'une rare sobriété je vous dis pas!!! Attendez de voir...